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Quand le diable sort en ville,
Le froid envahit mon cœur,
Les cris de la foule me glacent d’effroi.
Le brouillard s’épaissit, lui, il reprend en chœur,
Le diable sort, le Kop est aux abois.
Les dirigeants savent qu’il existe,
Ca les torture dans leur sommeil,
Ils savent qu’au fond du Parc des Princes,
Il y a un Diable qui sommeille.
Il se terre là, caché par de grandes bannières,
J’vois des connards, le bras tendu en l’air.
Tous les samedis ces imbéciles sortent de leur cachette,
C’est la furie en deux ou trois canettes.
Paris Kop-Boulogne, Feyenoord, Lazio Rome :
Le Diable sous l’maillot du Xénophobe Football-Club !
Il réapparaît le samedi suivant, il aime le sang, l’adrénaline palpitante
De jeunes blancs possédés par un chauvinisme navrant,
Voulant la victoire en chantant.
Le Diable grossit les rangs des supporters de la haine,
Surgissant du passé, il se déchaîne.
Le Diable revient en ville, le diable ressort des âmes,
La croix gammée en guise d’oriflamme.
La Bête est revenue chez les « nazi-boys » de l’extrême :
Rien de tel que le football pour attiser la haine.
Le Diable s’est installé dans leur chair profane,
La vie flétrit, tout à coup, elle se fane.
Paris Kop-Boulogne, Feyenoord, Lazio Rome :
Les mêmes fantasmes, les mêmes symboles.
Paris-Kop Boulogne, de vraies putes racolant le football,
Ils ne jouent plus la balle, ils visent le bonhomme.
C’est bien le Diable, il se fout du football.
Il aime voir des connards s’entretuer pour que dalle,
Pour une peau de balle ! »
Paris n’est plus la ville lumière, quand ses supporters
poussent des cris de singes en hiver.
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