C’est une ville malade, froide et bétonnée,
Où le bonheur n’a pas droit de cité.
C’est un port, c’est un cap, c’est une péninsule !
Que dis-je ? C’est une insulte.
De la place Sainte Catherine à la rue de Saint Just,
De la place Sainte Cécile à la rue d’la Commune…
C’est un Havre de guerre par nécessité.
C’est un Havre de paix,
Mais pas dans tous les quartiers.
Car ici le malheur on l’a majeur,
Mais on a le blues en la mineur.
De vague à l’âme en lamaneur,
Souvent le drame vient en conteneur…
Mais non, j’radote ! C’est pas vrai tout ça !
C’est vrai… Y’a d’la zizique, y’a du rock, de la salsa,
Mais… Du boulot ? De la joie ? Non, ça y’en a pas !
Du « ha kick » ? De la « beuh », t’en veux ?
Bah il en a !
Macache, oualou, j’fais même plus mon beurre,
Les stups ont gaulé l’chocolat dans l’quartier d’l’Eure.
Oui, même dans cette cité froide et malade,
On y cherche, on y trouve de bien belles âmes.
Les gens d’ici, d’ailleurs, crèvent d’ennui mais espèrent,
Un refrain, du P’tit Bob, un couplet ou un verre.
Les gens d’ici l’ont gros comme ça,
Qu’il s’agisse du cœur comme du foie…
Ami, si tu passes nous voir,
Tu verras que je n’invente pas cette histoire,
Et tu humeras, sûrement, hélas !,
L’air fétide de cette ville crasse.
C’est une ville malade peut-être,
Mais qui préfère ses tripes aux paillettes.
C’est une ville pleine de miasmes,
Mais qui préfère le cœur au futile des strass…
Welcome to little EL’H
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