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Chronique de Romain Dudek
16 Février 2008 dans la catégorie La musique des autres Ça m'amuse

Tous les samedis, je publierai ma chronique sur ce blog.
Cette semaine : Fenouil et les fines herbes…
C’est un jeune groupe du Havre, créé en 2005. S’il fallait les classer dans un style musical, ce serait “musique festive”, mais ce serait un peu réducteur. Quand on dit musique festive, on pense tout de suite aux négresses verte avec des textes légers, des tempos élevés et une consommation significative de produits illicites au moment de l’écriture, de la réalisation et parfois même de l’écoute…
Eux, je ne sais pas s’ils consomment des produits illicites, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils vont au delà du cliché groupe festif sympa, léger etc… Leur musique est plutôt enlevée avec des influences reggae, ska, mais aussi chanson française avec beaucoup d’humour et une écriture plutôt empreinte de réalisme et de révolte : On pense plus aux Ogres de Barback ou à la rue kétanou, par exemple, qu’à Tryo ou Mes Souliers sont rouges…
Et pour ce qui est de la débrouille, ils sont là aussi dans le réalisme le plus concret : l’autoproduction…
Si vous avez, comme moi la curiosité de jeter un oeil sur les pochettes de disques, il y a souvent un “OURS” (non pas le plantigrade en voie d’extinction), Non, l’”OURS” c’est une page consacrée à la présentation des personnes ayant contribuées à la réalisation de l’album et aux remerciements divers.
Pour fenouil et les fines herbes, y’a pas d’OURS… Et s’il y en avait un ça donnerait à peu près ça : PRODUCTION : fenouil et les fines herbes, DIRECTION ARTISTIQUE : fenouil et les fines herbes, COMMUNICATION : fenouil et les fines herbes, EDITION : fenouil et les fines herbes, DISTRIBUTION : fenouil et les fines herbes etc.
C’est ça l’autoproduction. C’est pas un sacerdoce. En général, on fait ça parce qu’on n’a pas le choix. Et on est tous passés par là, c’est assumé pour certains (les Têtes Raides, par exemple), c’est caché pour beaucoup d’autres (Madonna à même racheté des bandes de ses débuts à prix d’or pour être sûre que personne ne tombe dessus par hasard), mais croyez-moi, c’est inévitable. C’est une étape.
Quand on n’est pas le fils de quelqu’un de célèbre, qu’on n’est pas le meilleur copain du PDG d’Universal et qu’on n’a pas gagné au loto, on s’autoproduit.
On joue dans tout les bars, les copains vous trouvent géniaux -et ils ont raison- mais personne ne peux vous produire. Alors il faut économiser patiemment l’argent d’un premier album qu’on imagine rivaliser avec les plus grands… Mais quand on a assez pour payer la fabrication, on est déjà bien heureux.
Alors on se lance. On réunit un peu de matériel prêté par des copains, on enregistre et voilà… Quelques années après, parfois, on regrette (Comme Madonna, par exemple).
Un album autoproduit, c’est jamais comme on l’avait imaginé. C’est François Truffaut qui disait qu’il y a le film qu’on veut faire et le film qu’on fait, pour un CD, c’est pareil. Et on est le moins bien placé pour en juger.
Alors, bien sûr l’extrait que je vous ait fait écouter tout à l’heure n’est pas à jeu égal avec le dernier Garou ou le prochain Céline Dion mais il faut relativiser : il à coûté environ 20 000 fois moins cher !
Dans l’autoproduction, ce qui compte, c’est la démarche, la détermination, la volonté, bien plus que le résultat lui-même. Et de ces points de vue là, Fenouil et les fines herbes sont plutôt bien partis. Ils ont su se structurer en association, réunir autour d’eux une dizaine de personnes en mesure de leur filer un coup de main pour la logistique, l’organisation et l’administratif et se sont répartis les tâches en fonction de leurs disponibilités et de leurs compétences.

Et cerise sur le gâteau, ils sont tous sur la même longueur d’onde : bientôt, ils sortirons de l’autoproduction, trouveront un directeur artistique, un tourneur et un producteur (pas véreux de préférence) et ils partirons sur les routes. Mais en attendant, il faut aller les voir en concert pour les soutenir, profiter de leur musique et pour acheter le disque autoproduit qui vaudra peut-être de l’or dans quelques années (quand ils voudront racheter tous les exemplaires) !

decembre 2007

PARIS NORMANDIE
(vendredi 12 octobre 2007)

CANARD A LA ROUENNAISE

Salades
Les cinq filles de Claire et ses Radis enquillent une série de concerts afin de roder leur second album, « Qui croirait un poisson, » dont la sortie est programmée pour le printemps 2008. Vendredi 19 octobre, les cinq Rouennaises se produiront à l'espace Marcel-Pagnol à Aubevoye, dans l'Eure. La première partie de Claire et ses Radis sera assurée par la formation havraise Fenouil et Fines Herbes. « Un hasard exceptionnel », s'amuse Claire Jaumotte, chef du gang féminin. Pourtant, il n'y a pas si longtemps, le groupe de rock La Mygale a partagé l'affiche avec un combo punk dénommé La Fourmi. Alors à quand une grande soirée musicale au Zénith de Rouen avec Jo Cocker et Shirley Bassey ? Et si le parc expo pouvait accueillir, parallèlement, le salon du chien, la fête serait parfaite.

fenouil et les fines herbes - arromanches 2007
les fines herbes

CHANT' ESSONE (2007)

Ce groupe est né à l'été 2005 au fond de quelques bars enfumés du Havre. Depuis il ne cesse d'écumer sa région, toujours prompts à se produire dans des manifestations de soutien, tels RESF, la confédération paysanne et autres forums sociaux. Sarah au piano, Fanch au violon, Gaëtan à la guitare et … Fenouil (François, de son prénom) à la guitare et au chant nous proposent des chansons dans la lignée des chansonniers de rue à la gouaille pittoresque. Sans à peine exagérer, ils caricaturent la France profonde, son cafard trimballé dans le bus, son racisme exacerbé dans les stades, la répression aveugle et imbécile de sa police, sa malbouffe. Artistes militants, anarcho-Marxistes (tendance Groucho dirait Coluche !), aux chansons vitaminées, aromatisées à l'humeur tendre et à l'humour noir, voire scabreux (délicate "La complainte de l'hémorroïde " !). Le tout se termine par "Le chapeau ". Passez la monnaie ! Pardi, faut bien manger !


aux arts 2007

Fenouil et les fines herbes - Eh, Ponyme ! (Autoprod) - chanson
Tout droit sorti de la fraîche rosée du matin, nous ramassons ce premier album. Après avoir bien humé, l'arôme de la chanson colle à la peau. Des textes intelligents et distillés à merveilles font ressentir le côté bon enfant mais revendicard de ces p'tits végétaux. Les Fines Herbes ne passent à côté de rien et chantent aussi bien la « complainte de l'hémorroïde » que « Qui sera le second Thiers ? ». Avec des musiciens solides, notamment un clavier sublime, ces belles plantes se mangent à toutes les sauces et devraient faire partie de vos cueillettes.
Kiteklat
Bazart magazine N°107 - AVRIL 2007 - NORMANDIE-WEB.COM

fenouil et les fines herbes

les fines herbes
OCEANES
, mars 2007
fenouil et les fines herbes

les fines herbes
Océanes, février 2007

fenouil et les fines herbes


Le Havre Libre, 27 décembre 2006
fenouil et les fines herbes

samedi 16 décembre 2006
chromatic.canalblog.com
Dans le rôle du groupe "engagé", Fenouil et les Fines Herbes a sorti son épingle du jeu lors de la soirée de soutiens à RESF. Grosse surprise pour moi, derrière le nom un peu farfelu, se cache un jeune groupe très talentueux et qui a du coeur.
Au menu, chansons à thèmes percutants mais néanmoins rigolotes. Textes biens sentis. Petite touche spéciale avec un violoniste pour accompagner guitares et claviers. Une chanson sur l'écologie, les anti-OGM et la malbouffe. Une à propos des charters qui reconduisent les immigrés à la frontière. Une sur l'anticipation de l'élection de Sarkozy et sa politique de répression des "prolétaires" au profit de la bourgeoisie (référence à la répression d'Adolphe Tiers au 19e siècle). Une sur le Kop de Boulogne, le racisme et la haine dans les stades de foot (chanson dédiée à Vikash Dhorasoo). Bref, un set qui remet les pendules à l'heure.
Assurément un groupe à suivre...


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